Recommander

Images aléatoires

  • jardin1.jpg

Commentaires

Recherche

Audience

  Il y a actuellement &nbsp;<!-- counter(current) -->&nbsp; personne(s) sur ce blog
Dimanche 14 janvier 2007
Rhytidiadelphus triquetrus

Hypne triquètre

    Une autre mousse magnifique (je suis à court de superlatifs) on la trouve en quantité importante dans le sous bois des forêts. Elle est très répandue sur le territoire français. Attardez vous quelques instants sur la beauté de ces végétaux que sont les mousses, injustement  exterminées de nos pelouses anglaises.

I/ Systématique:

Famille Hypnaceae
Genre rhytidiadelphus
Espèce: triquetrus

Nom scientifique Rhytidiadelphus triquetrus.

II/ Caractéristiques:

    C'est une mousse relativement grande de 8 à 20 centimètres.
Elle est pleurocarpe et possède une tige rouge-brun qui est irrégulièrement ramifiée. Les feuilles ont l'aspect de dent  disposées tout au tour de la tige. Les feuilles sont écartées de la tige et sont plus ou moins retombantes. La mousse ainsi à un aspect assez hirsute. La couleur tire du vert au jaune.

Photographie de Rhytidiadelphus triquetrus.


III/ Ecologie:

C'est une espèce à large amplitude écologique, ainsi elle est peu exigeante et ne peut donc caractériser la physicochimie de son substrat. Toutefois elle présente une préférence relative pour les sols secs à frais.


Par cedric chingan - Publié dans : jardinzen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 13 janvier 2007
LA DICRANE EN BALAI

    Je vous présente une mousse superbe que j'ai photographié au cours d'une promenade près de chez moi.
Il s'agit de la dicrane en balai Dicranum scoparium.

I/ Systématique

Embranchement Bryophyte
Classe Muscinés
Ordre Bryales
Famille Dicranacées

II/ Caractéristiques:

    Cette mousse est dioïque c'est à dire qu'il existe des pieds mâle et femelle qui sont séparés.

Comment reconnaitre la Dicrane en balai?

    C'est une mousse acrocarpe qui tire du vert au jaune. La tige feuillée présente des feuilles en forme de dents dont les extrémités semblent peignées dans un sens.
La tige est simple non ramifiée de 3 à 10 centimètres.

    Le sporophyte se présente sous la forme d'une tige dressée, la capsule elle aussi est dressée quand elle est immature et courbe à maturité. La capsule est plus courte que la capsule de la dicrane élevée, Dicranum majus.



II/ Ecologie:

    C'est une plante héliophile à sciaphile, elle pousse sur des sols secs à frais.
Elle indique un sol acide et un humus de type moder.
Les humus de type moder se caractérisent par une dégradation intermédiaire de la litière.

Par cedric chingan - Publié dans : jardinzen
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 janvier 2007
LES BRYOPHYTES

    Les mousses que nous connaissons appartiennent à l'embranchement des bryophytes. Ces plantes sont des essences pionnières de la conquête du milieu aérien. Je vais vous parler le long de cet article des généralités les concernant. Cela en guise d'introduction qui précèdera une série d'article concernant quelques espèces. Ici je ne parlerai que de la classe des muscinés et de l'ordre des bryales qui correspond aux mousses, cela exclut donc les hépatiques et les sphaignes.

I/ Organisation et cycle biologique des mousses:

    Les plantes terrestres ont un appareil végétatif dont l'origine est sporophytique, c'est à dire en simplifiant énormément que l'appareil végétatif ne produit pas de gamètes. Dans le cas de la mousse, l'appareil végétatif est un gamétophyte, c'est à dire qu'il produit des gamètes, c'est une particularité des bryophytes.

    Le gamétophyte mâle et femelle produisent respectivement des gamètes mâles et femelles. Lors de la reproduction, la cellule mâle mobile profite de la présence d'eau libre pour féconder la cellule femelle qui est fixée sur la tige feuillée de la mousse. L'oeuf obtenu germe d'un sporophyte qui a l'aspect d'une tige grêle qui porte à son extrémité une capsule recouvert d'une coiffe. Dans la capsule des cellules se multiplient les spores qui seront à l'origine de nouveaux gamétophytes.

Dans ce cas nous constatons que le sporophyte "parasite" le gamétophyte.



* critères de détermination:

La détermination des mousses est complexes car les critères distinctifs sont peu visibles à l'oeil nu.

 Ceux exploitables sans outillages particulier sont:
- La position du sporophyte, les mousses qui les portent à l'extrémité de la tige feuillée sont dites acrocarpes.
Celles qui portent cet organe sur le côté sont dites pleurocarpes.

- La tige feuillée peut être simple ou plus ou moins ramifiée (photo).

Je dirai que se sont deux critères importants et accessibles. Si ce domaine vous intéresse je vous conseille cette référence:

JAHNS.H.M, GUIDE DES FOUGERES, MOUSSES ET LICHENS D'EUROPE, Editions, Delachaux et Niestlé.

 
II/ Ecologie

Elles sont le plus souvent inféodées à des zones humides, mais on les retrouve dans des biotopes (caractéristiques physiques et chimiques d'un écosystème)  pauvres en eau. Afin de résister aux conditions arides elles ont développé différentes stratégies. La plus commune consiste à créer des colonies resserrées qui assure un taux d'humidité suffisant. La stratégie la plus connue est celle de la reviviscence qui correspond à un état de vie ralentie qui se traduit par un aspect desséché. La mousse retourne à une activité biologique normale quand les conditions redeviennent favorables.

III/ Utilisation dans le jardin

J'utiliserai les mousses saxicoles en accompagnement des scènes rocheuses, tsukubai, lanterne. Les mousses poussant sur le sol seront utilisées comme couvre sol de zones ombragées et humides.

IV/ Inconvénients

Les mousses les plus esthétiques, les mousses de la litière forestière, sont les plus exigeantes et les plus difficiles à faire reprendre.

Référence:
DUCREUX.G, Introduction à la botanique, Editions BELIN SUP
JAHNS.H.M, GUIDE DES FOUGERES, MOUSSES ET LICHENS D'EUROPE, Editions, Delachaux et Niestlé.

Par cedric chingan - Publié dans : jardinzen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 10 janvier 2007

Après, l'article concernant les tsukubai et l'origine pétrologique du mien, je vais vous parler de botanique et plus particulièrement d'une fougère le polypode vulgaire.

Le polypode vulgaire est une plante appartenant à l'embranchement des ptéridophytes qui comprend principalement les fougères et les prêles.

I Généralités sur les fougères (1):

I.1 L'appareil végétatif des fougères est constitué d?une tige souterraine ; dans ce cas le terme botanique est rhizome. Le rhizome porte la partie aérienne qui assure la photosynthèse la feuille ; elle porte le nom de fronde.

La particularité des frondes juvéniles est sa forme de crosse (on parle de préfoliation circinée) qui se déroule au moment de la maturation.

Le rhizome porte également la partie souterraine, qui assure la nutrition en eau et en éléments minéraux, les racines.

I.2 L'appareil reproducteur est constitué d'un regroupement de sporanges, les sores. La forme de ces sores est un critère de détermination. Ces sporanges produisent des spores. Enfin, les sores peuvent être recouverts d'une fine membrane l'indusie ; utilisée également comme critère de détermination. Nous verrons plus loin que l'appareil reproducteur comprend également d'autres structures.

I.3 Le cycle reproductif des fougères : Les fougères se présentent en faite sous deux formes, la plus connue et la plus visible est la fronde chlorophyllienne. Cette fronde assure une grande partie du développement de la fougère mais produit également des spores. La fronde produit des spores c'est donc un sporophyte.

Les spores germent et donnent naissance à un organe peut connu des fougères le prothalle, il a l'aspect d'un coeur (cordiforme) qui porte sur sa face inférieure des gamétanges (produit des gamètes) mâles et femelles. Ce prothalle, de 20 mm environs, est donc un gamétophyte (porte des gamétanges) hermaphrodite. Il s'agit d'une autre partie de l'appareil reproducteur de la fougère.

Les gamétanges produisent soit des gamètes mâles nageurs soit des gamètes femelles. Lors de la fécondation l'oeuf obtenu est à l'origine d'un nouveau sporophyte, d'une nouvelle fronde. Ainsi nous voyons que nous parlons à tord de multiplication végétative (multiplication sans reproduction sexuée) pour les fougères.

II. Le polypode vulgaire (2):

Fiche signalitique:
Polypodium vulgare

Ethymologie: du grec poly plusieurs et de podion petits pieds.


Caractères botaniques:

Pétiole sans écaille.
Fronde de forme ovale profondément divisée. les segments sont en forme de lance, alternes et confluents à la base.
Les sores sont ronds.

Caractères écologiques:
Plante plutôt sciaphile (ombre), légèrement saxicole (pousse sur rocher) et acidiphile.


III Utilisation dans le jardin :

Je pense en planter autour du tsukubai, son écologie saxicole impose une utilisation dans des fractures de roches ou dans des éboulis, il est donc parfait en association avec les minéraux. Je l'utiliserai donc parcimonieusement pour faire ressortir son aspect gracile et élégant. On peut selon moi utiliser la capillaire Asplenium trichomanes L de la même façon que le polypode.

Pour l'utilisation en massif il vaut mieux utiliser l'Athyrium filix-femina (fougère femelle) ou le Dryopteris filix-mas L (fougère mâle).

Inconvénients :

L'inconvénient principal tient à ses exigences en lumière. L'essence est de demi-ombre.

IV Espèces protégées en France (3):

cf lien.

V Anecdote :

La nouvelle Zélande réputée pour sa richesse en fougères a choisi la fougère argentée (Cyathea dealbata) comme emblème de la célèbre équipe de rugby des all black.

Références :
(1) GORENFLOT.R ; FOUCAULT (de).B, Biologie végétale. Les cormophytes, 7ième édition, Paris, 2005, Dunod.
(2) RAMEAU.J.C, MANSION.D, DUME.G, Flore forestière française, guide écologique illustré, Tome 1: Plaines et collines, édition IDF.
(3) DANTON.P, BAFFRAY.M, Inventaire des plantes protégées en France, édition Nathan.

Par cedric chingan - Publié dans : jardinzen
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 janvier 2007

Chozubachi :

Le chozubachi à ma disposition (photographie tsukubai dans l’album matériaux) est en fait une simple cuvette creusée dans un granite. Cet élément se trouvait dans le jardin et je l’ai détourné pour en faire un chozubachi. Il est constitué d’un granite à deux micas porphyroïde.

I/ Les roches magmatiques 

Le granite est une roche magmatique. Ainsi il est issu du refroidissement le plus souvent en profondeur d’un matériel à haute température. Le refroidissement lent de cette matière permet aux éléments chimiques de cristalliser complètement. Cette roche à une structure grenue ; c'est-à-dire que tout les cristaux sont visibles à l’œil nu et se présente sous forme de grains encastrés les uns dans les autres.


II/ Le granite de lozère :

A/ structure :

Il existe une grande variété de granites qui découle de la grande variété de composition chimique des matériaux magmatiques. Je ne souhaite pas en faire un catalogue toutefois en lozère dans la région de la margeride domine le granite à deux micas.

Ce granite présente également des minéraux porphyriques ce sont des cristaux de grande taille constitué de feldspath, ils sont en forme de parallélépipède. On dit également qu’ils ont la forme de dents de cheval d’où le nom populaire de granite à dent de cheval (le granite à deux micas ne contient pas toujours ces « dents » enfin on peut en trouver dans d’autre type de granites).

 

B/ composition minéralogique :

Vous pourrez voir sur la photographie associé a cet article l’aspect grenue du granite, c'est-à-dire que tout les minéraux sont visibles et la roche ressemble à un assemblage de grains. Vous verrez que le granite est constitué de muscovite et de biotite (les deux micas respectivement blanc et noir). Il y a également du quartz qui est grisâtre et le feldspath porphyrique.

Par cedric chingan - Publié dans : jardinzen
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus